Rabbénou, sur les traces de son maître

En 1905, naquit en Russie à Ostropol Rabbi Guershon Liebman, fils d’Avraham Haïm et de Léa Bielinski. Il devint un élève de la yeshiva de Saba à Berditchev, dirigée par RAV Shmouel Weintov. La révolution bolchévique porta un coup dur au monde des yeshivot et les directeurs des yeshivot décidèrent de fuir en Pologne. Rabbénou était alors âgé de 16 ans. Plus de 600 élèves quittèrent la Russie pour s’installer avec la yeshiva en Pologne. C’est en Pologne que Rabbénou du changer son nom. Il fréquenta les cours dispensés à la yeshiva avec beaucoup d’assiduité et étudia le moussar avec les grands érudits, élèves de Saba.

Pendant la seconde guerre mondiale, la Pologne fut envahie par les nazis. Toutes les yeshivot furent contraintes de fuir à Vilna en Lituanie. Rabbénou avait alors 30 ans. Il s’enfuit lui aussi à Vilna avec sa première femme RAHEL.

En 1940, à la période de Chavouot, les Russes envahirent la Lituanie. Beaucoup d’élèves furent exilés de force en Sibérie. Ceux qui réussirent à s’échapper furent enfermés dans un ghetto à Vilna. Mais même confiné et surveillé dans un ghetto, la foi de Rabbénou Guershon et son action n’ont fait que de se renforcer. Il créa une yéshiva au sein même du ghetto. Il fut attrapé à plusieurs reprises par la gestapo mais il échappa à l’’extermination grâce à une série de miracles. Là encore, il fonda une nouvelle yeshiva à Bergen-Belsen.

Après la guerre, quand il entendit qu’il y avait 18 000 enfants juifs et que personne ne se chargeait de leur fournir une éducation juive au Maroc, il décida de partir au Maroc pour y développer le judaïsme.

Il poursuivit son œuvre en France et installa sa yéshiva à Lyon. Ses élèves du Maroc le suivirent jusqu’à Lyon. La réputation de sa yeshiva n’était pas à faire : tous les étudiants des yéshivot de Russie venaient étudier dans sa yéshiva avant d’aller étudier en Amérique. Puis la yéshiva s’est déplacée à Baye et enfin à Publein à proximité de Meaux, à environ 50 km de Paris.

L’état lui donna un immeuble et il pu y établir sa yéshiva. Beaucoup de grands tsaddikim de la génération se sont rendus dans sa yeshiva (certains même pour y étudier) et ont constaté que même à coté de Paris, il pouvait y avoir une yeshiva authentique, empreinte des valeurs du judaïsme, de l’étude la Torah et du moussar comme celle de Novardok.

Ses bahourim arrivant en âge de se marier, il créa un séminaire pour filles à Trilport afin qu’il y ait une continuité. De nombreuses familles juives se sont alors formées.

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En 1960, au printemps, la yéshiva se déplace à Armentières. Rabénou acheta un grand domaine (domaine de Vignois) avec un château sans eau ni électricité. Même si la vie y était plutôt rude il n’était plus question de quitter cet endroit. Une loi française l’autorisa agrandir son institution. C’est ce qu’il fit en construisant 100 logements à Armentières.

Entre 1965 et 1970, la vague des juifs marocains qui arrivent à la yéshiva s’essouffle un peu pour faire face à une arrivée massive d’Israéliens.

En 1973, on recense essentiellement au sein de la yéshiva des israéliens, des marocains et des Argentins.

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