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Un Mikvé luxueux à votre disposition

Un Mikvé moderne ressemble à une piscine miniature. Cependant, malgré son apparence ordinaire, le Mikvé tient une place centrale dans la vie et la loi juive. Le Mikvé offre à l’individu, à la communauté et au peuple juif tout entier le cadeau le plus remarquable : la pureté et la sainteté.

Sa puissance extraordinaire, cependant, dépend de sa construction en accord avec les nombreuses et complexes lois de la Hala’ha, la loi juive.

Les étendues d’eau naturelles telles que les océans, les rivières, les sources et les lacs sont des Mikvés à l’état le plus primitif. Ils contiennent de l’eau issue de sources divines et ont donc, selon la tradition, le pouvoir de purifier.

Créés avant même que la terre ne prenne forme, ces bassins naturels sont préparés depuis toujours pour la consécration. Mais ils posent également des difficultés : ces eaux sont parfois difficiles d’accès, dangereuses ; leur température est souvent glacée, sans compter qu’il est évidemment difficile de s’y isoler.

C’est pourquoi la vie juive exige de construire des Mikvés (« bassins ») et c’est effectivement ce qui a été fait par les Juifs à toute époque et en tous lieux.

L’utilisation du mikvé est mentionnée par quatre fois dans la Torah, il est important de les rappeler afin de comprendre pourquoi il a autant de valeur.

  • La femme Nidda (impure), à la fin de son cycle menstruel se trempera au mikvé (après avoir compté 7 jours propres, les « sheva nekiyim »), elle sera alors permise à son mari. Il s’agit là d’une notion tout à fait céleste qui est très importante, c’est pourquoi être minutieuse de la période de Nidda confère à la femme de nombreuses vertus.
  • La conversion. Toute personne désirant devenir Juive aura le devoir en fin de conversion de se tremper au mikvé, condition sinéquanone de « purification » avant d’entrer dans sa nouvelle vie d’homme ou de femme Juive.
  • La cachérisation de la vaisselle. Tout ustensile fabriqué à l’étranger par des non-juifs devra être trempé (sauf exception : la vaisselle en plastique)
  • La purification rituelle, quotidienne ou régulière. Comme le Choul’hane Arouh (recueil de lois juives de Rabbi Yossef Caro) le précise, pour se rapprocher d’Hashem dans un but de purification, certains hommes se trempent au mikvé quotidiennement ou régulièrement comme les veilles de fêtes (Rosh Hashana, Kippour)

À Yom Kipour, le jour le plus saint de l’année, le Cohen Gadol (le grand Prêtre) devait entrer dans l’endroit le plus saint du monde, le Kodech Hakodachim, le Saint des Saints, l’endroit le plus intérieur du Temple, dans lequel aucun autre mortel n’avait le droit de pénétrer. C’était l’instant le plus dramatique d’une journée qui voyait se succéder les étapes d’une ascension spirituelle intense : chacune de ces étapes était précédée d’une immersion dans le Mikvé.

Un mikvé vieux de 2000 ans, récemment découvert dans le salon d'une maison à Jérusalem

Des réceptacles portables comme des baignoires, des bassins à tourbillons ou des jacuzzis ne peuvent pas devenir des Mikvés. Le Mikvé doit contenir au minimum à peu près 1000 litres d’eau de pluie qui aurait été recueillie et menée dans le bassin du Mikvé selon des règles très spécifiques. En fait, la plupart des Mikvés sont constitués de deux bassins, parfois trois, adjacents.
Tandis que l’eau de pluie est gardée dans un bassin, le bassin adjacent est vidé et rempli régulièrement d’eau du robinet. Les bassins sont séparés par un mur dans lequel se trouve un trou d’au moins 5 cm de diamètre. La libre circulation (appelée aussi Hachaka, embrassade…) entre les eaux des deux bassins fait que l’eau du bassin d’immersion devient une extension de l’eau de pluie naturelle et donne ainsi à ce bassin le statut légal de Mikvé.

Nous avons déjà mentionné que la fonction du Mikvé n’est pas de renforcer l’hygiène : le Mikvé remplit une fonction spirituelle. La vie juive est imprégnée de la notion de Havdalla : la séparation, la distinction.

Le samedi soir, alors que le Chabbat s’achève et qu’une nouvelle semaine commence, on rappelle aux Juifs que des limites sont fixées à tous les aspects de leur vie. Sur une coupe de vin, le Juif bénit D.ieu qui « distingue entre le sacré et le profane, entre la lumière et l’obscurité, entre Israël et les nations, entre le septième jour et les six jours de travail… » De fait, la traduction littérale du mot hébraïque Kodech, le plus souvent traduit par « saint », est : séparé, mis à part des autres pour un but unique, la consécration.

Par bien des aspects, le Mikvé est l’étape qui sépare le profane du sacré mais c’est encore plus que cela. Tout simplement, l’immersion dans le Mikvé marque un changement de statut, mieux encore : une élévation. Sa formidable particularité réside dans sa capacité de transformer, littéralement de métamorphoser ! Des ustensiles qui, auparavant, ne pouvaient pas être utilisés peuvent maintenant être utilisés pour l’acte saint qu’est le repas du Juif.

Une femme qui, depuis le début de ses règles était dans un état de Nidda, séparée de son mari, peut, après l’immersion, être réunie avec lui dans l’intimité la plus sainte. Des hommes et des femmes à l’époque du Temple, qui en étaient tenus à l’écart à cause de diverses formes d’impureté rituelle, pouvaient, après l’immersion, retourner dans la Maison de D.ieu et s’impliquer dans le processus des sacrifices et jouir des révélations uniques de ce lieu.

Le cas du converti est encore plus extraordinaire : l’individu qui descend dans le Mikvé comme un non Juif en ressort comme un Juif.

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